Le nouveau Président n'est pas encore en fonction, mais l'Europe de la Commission l'avertit par avance : supprimer 120000 emplois de fonctionnaires et faire l'économie de 60 milliards d'euros de dépense publique durant le mandat, ça ne suffira pas !

Pour Jean Claude Juncker, « nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d'argent et ils dépensent au mauvais endroit ». Il poursuit : « Les Français consacrent entre 53% et 57% de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette cela ne peut pas fonctionner dans la durée ».

Et le projet de d'instituer un exécutif financier européen, mollement défendu par le candidat En Marche ! en écho de la Belle Alliance du PS ? Mort-né. Jean-Claude Juncker s'est dit réservé sur l'objectif électoral d'Emmanuel Macron d'instituer un ministre des Finances de la zone euro. « Cela annonce une gestation très difficile car tous les États de la zone euro ne sont pas d'accord que quelqu'un soit assis à Bruxelles ou ailleurs et décide, au-dessus des Parlements nationaux, de la manière dont les budgets doivent être faits »

Il a estimé que le futur chef de l'État français ne pourrait pas compter à sens unique sur la mansuétude de ses partenaires européens sur ces questions. "Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres" en faisant les réformes nécessaires, a-t-il dit.

Quant à Pierre Moscovici, ex-éphémère ministre des finances et Commissaire Européen sous mandat du PS, dès le mardi 9 mai, il a repris l'ancienne habituelle : « La France peut et doit sortir de la procédure de déficits excessif ». 

Heureusement pour les Insoumis, ce n'est pas le compte Twitter de Monsieur Moscovici qui fait le printemps !

L'Europe bureaucratique veille donc toujours sur nos dépenses publiques, et le président Macron saura jouer des équilibres subtils entre le cap impopulaire qu'il donnera et celui qu'il rapportera de Bruxelles.

Les professeurs des écoles et des collèges seront les premiers à subir les attaques du programme d'austérité de l'emploi public.

Aussi, le 11 et le 18 juin, Anne Lecoq-Cherblanc portera la voix des citoyens qui n'acceptent pas les injonctions de l'Europe bureaucratique et qui soutiennent l'Europe politique des nations.