Les Insoumis et le public, réunis à saint Valery en Caux, dans l’ombre de Paluel

Les Insoumis et le public, réunis à saint Valery en Caux, dans l’ombre de Paluel

La France Insoumise et le Parti Communiste Français

Saint Valery en Caux, à proximité de la centrale de Paluel.

Et à proximité des militants du Parti Communiste Français. Et des syndicalistes de la CGT d'EDF.

Pour leur dernière réunion publique avant le premier tour de l'élection législative, les Insoumis de la dixième circonscription de la Seine maritime se sont soumis au débat de "l'union des forces de progrès". Sans les socialistes, cependant !

Ce qui a pris un peu trop de temps avant de rentrer dans le sujet : le programme l'Avenir en Commun, et son accroche sur le territoire de la circonscription.

Au point de décourager des électeurs qui, précisément, ne s'intéressent plus à ces questions d'appareil qui les ont éloignés des bureaux de vote. Certains, désabusés, ont donc quitté la salle avant que le vrai débat commence. Dommage.

Les méthodes politiques, les programmes, cela fait tout de même beaucoup de choses qui séparent la France Insoumise de la dixième circonscription et les militants communistes ou syndicalistes proches. Sans les séparer au plan humain et dans leurs perceptions de la situation.

Les uns et les autres se retrouveront sur le terrain, chacun avec sa forme d'action politique. Tous contre le seul véritable adversaire : l'ultra-libéralisme, la deuxième droite réformiste, le socialisme à découvert, porté par les MacDo managers de Macron et de son acolyte Richard Ferrand.

Car les armes ne manquent pas : la vigilance, l'action juridique, les réseaux sociaux, tous ces dispositifs qui sont disponibles pour faire avancer la démocratie.

Le travail politique avec les Insoumis

Le protocole est maintenant rôdé : salle ouverte, organisation en cercle, circulation réglée de la parole, écoute et partage.

Un participant attristé par sa perception de la déchéance française et un autre, investi dans des actions de soutien des innovations et de la jeunesse : des hommes d'expérience qui comprennent tous deux, dans leurs différences, le drame qui se déploie.

Une biologiste de l'industrie agro-alimentaire qui stabilise sa vie personnelle et professionnelle dans des activités d'éducation scolaire des jeunes collégiens. Six années d'études loin de chez soi, c'est épuisant et il faut savoir reprendre pied, sur des sources sérieuses. Avant de reprendre l'envol.

Des ingénieurs et des techniciens nucléaires, actifs ou retraités, qui partagent la même vision du désordre et de la décadence qui s'étend dans leur industrie. Et à la centrale de Paluel, en particulier. Perte de sens, sous-traitance envahissante, management autoritaire et détaché des machines et des hommes.

La suite ? La France Insoumise propose d'en sortir d'ici 2050, et pour cela d'afficher un calendrier et de s'y tenir. Et de financer cette transformation comme il convient.

"Je demande la parole"

Anne Lecoq-Cherblanc, candidate, c'est la promesse d'un mandat qui donne la parole.

Porte parole, la candidate ? S'interroge un participant. Pas même. Car cette idée peut nous emmener sur une fausse piste, elle peut nous tromper.

Mais alors comment allons-nous faire par la suite ? Quel que soit le sort des urnes ?

Et bien, ensemble, nous allons écrire des lois, à partir du programme l'Avenir en Commun, parce que la tâche est colossale.

"Je demande la parole" : c'est le très beau film russe de Gleb Panfilov, 1977, qui traite précisément ce sujet. Lisa Ouvarova, mariée à un entraineur de football et mère de deux enfants, devient maire d'une petite ville de province. Son rêve est de construire de nouveaux quartiers d'habitation, loin des usines et de la grisaille urbaine. Elle fait ses premiers pas en tant que députée au Soviet suprême.

Apprentissage de la démocratie, sur un arrière plan de vie familiale et de drame.

Les Insoumis demandent la parole.

Les électeurs aussi, alors qu'ils la prennent les 11 et 18 juin.

Affichage électoral des cantons de Tôtes et de Bacqueville-en-Caux : une expérience politique

Affichage électoral des cantons de Tôtes et de Bacqueville-en-Caux : une expérience politique

Répondre à l'urgence écologique

Les Insoumis de la dixième circonscription de la Seine Maritime ont collé les affiches électorales des 250 bureaux de vote des cantons. Lundi de Pentecôte. Sauf le canton de Saint Saëns qui sera fait ce mardi 6 juin. Consulter la carte, choisir les routes, rechercher les églises, afin de retrouver les mairies qui ne sont jamais bien loin d'elles. Découvrir à nouveau, et aimer.

Afficher est un plaisir.

Mais c'est aussi un moment politique.

Parceque traverser les paysages, c'est dresser un inventaire succinct des dégâts sur notre environnement. Cette époque de l'année permet de prendre conscience que les cultures intensives envahissent les plateaux, à perte de vue. Comprendre aussi que les traitements chimiques ravagent : aucun coquelicot, aucun bleuet ne vient colorer le blé levé, pas même les rives et les talus. La culture, du coup, semble terne, grise.

La France Insoumise fait des propositions dans son programme politique national l'Avenir enCommun. Les agriculteurs sont les victimes de ce qui se passe. Bon nombre d’entre eux s’endettent, connaissent la précarité et cessent leur métier. Certains sont si dévastés qu’il y a trois fois plus de suicides chez les eux que dans le reste de la population. De nombreux jeunes renoncent à s'installer du fait de la difficulté d’accéder au foncier, du montant des investissements nécessaires, des perspectives incertaines de revenu et de l’absence de soutien public.

Nous assistons à une situation absurde de "paysans sans terres" sur notre territoire, alors que le chômage atteint des records.

Pour une agriculture écologique et paysanne

Trois cents agriculteurs du département de la Seine Maritime se disent prêts à renouer avec une autre façon de travailler.

Soumis au libre échange, spécialisés à outrance, embarqués dans une fuite en avant angoissante par le gigantisme, envahis et menacés par les pesticides, ils espèrent que les conditions de leur reconversion vont se réunir à nouveau. Sinon, ils laisseront tomber la terre, et ils essaieront de se salarier.

La Fédération Nationale des SAFER observe que les grandes sociétés d'exploitation ont doublé leur emprise depuis dix ans, passant de 6% à 12% des surfaces françaises. Les SCEA et les SA spéculent sur la stagnation et sur la baisse des prix, avant qu'une reprise leur permette des bénéfices importants.

Cette situation résulte d'un nouvel équilibre du marché : nombreux, les agriculteurs en difficulté vendent au plus offrant, le revenu agricole est réduit par la hausse du prix des terres louées et des prés loués. Les sociétés qui achètent les surfaces d'exploitation sont détenues par des investisseurs qui ne travaillent pas la terre. Momentanément, elles peuvent aider un nouvel exploitant à s'installer. Mais à moyen et long terme, c'est la recherche de rentabilité immédiate qui guidera leurs choix.

Que ce soit bien clair pour tout le monde : il y a de moins en moins d'agriculteurs !

Et cela saute aux yeux des Insoumis, comme une évidence, au long de leur campagne d'affichage.

Les terres vont à la finance et les agriculteurs deviennent des métayers au service des marchés : faire du plastique avec du maïs, fabriquer du méthane avec un élevage laitier, cultiver des patates pour l'Italie eu du pois chiche pour le Maroc, quel destin !

Et les consommateurs qui ne réagissent pas à cette dérive se mettent eux-mêmes en danger .

Vivre ensemble

Les lotissements éloignés des bourgs dénaturent l'habitat.

Clôtures, haies, voirie, autant de marques de l'oubli des traditions. Les solutions sur étagère des grandes surfaces de bricolage envahissent la place. Et les artisans qui les mettent en oeuvre se disqualifient.

Alors c'est une impression d'ennui qui monte, peu à peu, et se confirme dans le déroulement de la journée. Celle de voir la même chose, triste, partout.

La France Insoumise propose une révision profonde de la politique et de l'organisation territoriale.

Il faut abroger les lois de l'acte 3 de la décentralisation (loi NOTRe et loi MAPTAM). Il faut reconnaître et mettre en application concrète la Constitution française : les citoyens détiennent la liberté d'administrer leurs collectivités territoriales.

Faire politique en pleine "macronite"

Pour les Insoumis, chaque moment de cette campagne est un travail politique.

Afficher, c'est aussi faire politique.

S'approprier la question de l'environnement et celle de la ruralité, ou bien celle de l'agriculture et du circuit court de notre alimentation.

S'imprégner du territoire et préparer le mandat de la candidate Anne Lecoq-Cherblanc.

Un mandat national, engagement pour appliquer une politique nationale, et pour résister à la politique de Monsieur Macron si celui-ci détient les pleins pouvoirs après le 18 juin.

Faire politique en pleine "crise macronite", c'est aussi décoder l'immense vague médiatique qui assaille la France Insoumise. Au point de la placer en position de concurrence avec ses amis des partis de l'écologie et des partis de la vraie gauche ?

Céder à cette manœuvre, ou bien subir le mot d'ordre du vote républicain, c'est faire le choix d'attendre encore cinq ans. C'est le calcul des consultants, des cadres sup' et des managers de LREM. La "société civile" de Macron. Sans ouvrier, sans chômeur, sans agriculteur, c'est plus simple.

Le 11 et le 18 juin, quelle erreur ce serait de concéder cette victoire aux MacDo managers !

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Réunion publique d’Yvetot : les Insoumis face à la réforme du Code du travail

Réunion publique d’Yvetot : les Insoumis face à la réforme du Code du travail

En marche au pas de charge, jusqu'au 20 septembre …

 

Le projet de loi d'habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances doit être soumis au Conseil d'État dès le 14 juin, puis au Conseil des ministres du 28 juin.

La réforme du Code du travail avancera donc, en catimini, comme le candidat Macron l'avait annoncé.

Le 24 juillet, les parlementaires auront connaissance du projet de loi d'habilitation à gouverner ce sujet par ordonnance. Pour pure forme, puisque les ordonnances elles-mêmes ne seront connues et adressées au Conseil d'État que le 28 août. Elles seront adoptées par le Conseil des ministres du 20 septembre. Une loi de ratification par le parlement interviendra durant la session d'automne.

Le programme du candidat Macron annonce les points clés des ordonnances :

  • En cas d'accord minoritaire de la représentation syndicale, l'employeur pourrait prendre l’initiative d'un référendum sur tous les sujets, sauf ceux qui touchent aux droits fondamentaux et aux normes internationales ;
  • La primauté de la négociation d'entreprise sur le champ conventionnel de branche, déjà entirinée par la loi El Khomri au sujet de la durée du travail, serait étendue à d'autres champs de la négociation sociale ;
  • La Délégation Unique du Personnel, établie par accord social majoritaire pour les entreprises de moins de 300 salariés, l'instance regroupée, établie par la négociation avec les instances existantes pour les entreprises de plus de 300 salariés, deux mesures déjà adoptées par la loi Rebsamen du 17 août 2015, seraient simplifiées dans leurs modalités et généralisées par la loi.
  • La négociation sociale au sein de l’entreprise interviendrait en dérogation aux accords de branche, notamment pour adopter, par accord social négocié, des dispositions moins favorables pour les salariés : c'est l'inversion des normes de droit, qui permettrait aussi à la convention de branche de déroger à la loi et au Code du travail.
  • Le compte personnel de prévention de la pénibilité entré en vigueur le 1er juillet 2016, et qui bénéficie déjà à des centaines de milliers de salariés, dont la mise en oeuvre est jugée inapplicable par les employeurs, serait simplifié par voie législative.
  • Le plafonnement des indemnités attribuées par les juges des prud’hommes en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, déclaré non conforme à la Constitution lorsque le gouvernement Hollande avait tenté de l'inscrire dans la loi Macron de juillet 2015, serait présenté à nouveau dans une forme nouvelle et inconnue.

Mauvais vins, vieilles outres : une réforme inutile, noeud de contradictions, obéissance au dogme

 

Le président des ordonnances est obsédé par cette réforme.

Notamment par le forfait de licenciement, aux antipodes du droit dans tous les pays du monde. C'est dire la considération qu'il a pour le travail des salariés. Et pour les notions aussi anciennes que le droit romain et le droit des luttes sociales : les obligations, la confiance et le contrat, la valeur et l'équité. Nul doute que les associés et les salariés de la banque Rothschild échapperont à toutes ces villennies.

Trente ans de débats, pour trente ans de flexibilité accrue à la demande des employeurs. Car ce sont eux qui font du Code du travail ce qu'il devient : une collection de régimes d'exception, de dérogations, d'amendements.

Trente ans de reculs sociaux donc, sans qu'aucun des effets économiques annoncés n'ait été le moins du monde perceptible.

La productivité ? Notre pays se classe parmi les meilleurs avec un produit intérieur brut de plus de 80000 euros par emploi. Dans une Europe dont la moyenne est à 63800 euros par emploi. Tout le discours sur l'offre et la compétitivité tombe à l'eau. Pure idéologie.

L'emploi ? Macron lorgne en direction de la solution allemande qui favorise l'emploi interne des entreprises pérennes. Au détriment de l'emploi précaire d'adaptation. Grossière tactique destinée à effondrer les statistiques du chômage, plongeant des pans entiers outre Rhin dans la précarité.

La négociation sociale décentralisée ? La solution allemande suppose un dialogue social par la co-détermination et le partage, entre les employeurs, les actionnaires et les salariés. Précisément la voie décentralisée que Macron refuse. Il lui préfère l'administration jacobine et centrale sur tous les sujets : la formation professionnelle, l'assurance sociale et les retraites.

Trop de contradictions pèsent dans ce projet : c'est l'arbitraire du dogme qui l'anime. Un dogme qui mène les salariés à la concurrence par les coûts, et les entreprises au dumping social.

Une double assurance : la valeur ajoutée des produits français en pâtira, la demande intérieure aussi.

Le travail est une oeuvre concrète, une liberté fondamentale de chaque personne

 

Les droits fondamentaux de l'environnement, de la santé et des biens communs cèdent le pas au seuil de l'OMC et des tribunaux d'abitrage. Aussi, Prendre la responsabilité au sérieux revient à établir des nouveaux pouvoirs de justice contre l'hégémonie du droit d'entreprendre.

Alain Supiot mène, depuis le Collège de France, un combat international contre la domination des marchés et des règles du commerce mondial. Il conduit aussi une réflexion politique sur le travail et le droit du travail.

La montée du chômage semble conduire à regarder le travail comme un bien rare et à envisager son partage. Ou bien son découpage et son contrôle économique dans des qualités et des sous qualités qui arrangent ceux qui possèdent sans travailler.

Mais alors, comment ranger le travail concret dans cette catégorie de bien rare ? Un travail qui s'exprime par des oeuvres qui sont produites par la personne du travailleur ?

Le travail n'est donc pas réductible à une quantité de temps et d'argent, il a la nature juridique d'une liberté fondamentale de la personne.

Le travail des Insoumis entre Caux et Bray

 

Anne Lecoq-Cherblanc et les Insoumis des groupes d'appui de la dixième circonscription réunis à Yvetot le 1er juin débattent avec l'avocate des salariés et des syndicats venue à leur rencontre.

La colère domine. Le Code du travail appartient aux salariés : tout comme le Code monétaire et financier appartient aux investisseurs et aux banques.

Formulation évidente et révolutionnaire dont il faut prendre toute la force.

Le travail public des Insoumis fait de ce principe un préalable à toute discussion sur la loi. La question est bien celle-ci : "qui peut se donner le droit de toucher à ces textes, sinon les salariés eux-mêmes ?"

Quel est le sens alors du gouvernement par ordonnance, du débat parlementaire même, dans la logique de représentativité de la cinquième République, sur un sujet tel que celui-ci ?

Le programme l'Avenir en Commun de la France Insoumise ne fait pas l'impasse de ces questions préalables : c'est d'abord dans l'Assemblée Constituante que le droit du travail va se fonder à nouveau dans le contexte de la mondialisation, avant que l'emploi pour tous complète le dispositif.

Les garanties et les priorités de l'urgence écologique et sociale inscrivent la nouvelle règle de la Constitution dans le concret et dans l'immédiat.

Sidérés par la violence et par l'ineptie du projet du président, les Insoumis débattent des sujets associés aux luttes qui les attendent : la prise en compte des émigrés, la place des femmes, la fonction de l'élu, l'organisation dans la circonscription, et les violences policières.

Forts du travail collectif effecté, ils se séparent au commencement de la nuit.

En grande vigilance.

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Au café de la paix, à Montville, réunion des Insoumis entre Caux et Bray

Au café de la paix, à Montville, réunion des Insoumis entre Caux et Bray

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Samedi 20 mai, jour de marché à Montville.

La coordination des groupes d'appui de la dixième circonscription de la Seine Maritime discute des opérations de campagne jusqu'au premier tour du scrutin.

La proposition de circuler dans 14 villes importantes les 3 et 4 juin est adoptée. Les rencontres avec les électeurs se produiront à proximité des lieux d'habitation des personnes qui ne fréquentent pas les marchés. Car les marchés sont trop onéreux pour leur bourse. Les quartiers d'immeubles, les lotissements locatifs, les maisons de retraite, sont donc identifiés sur la carte des Insoumis. 

Deux caravanes proposeront des échanges sur les sujets prioritaires pour la dixième circonscription de la Seine Maritime : protéger et partager, mettre en mouvement une économie sociale, pratiquer la démocratie et l'égalité.

La première caravane partira d'Yvetot -quartier Rėtimare, pour rejoindre Cany-Barville en traversant Sainte Marie des Champs, Yerville, Tôtes, Val de Saânne et Doudeville. La seconde partira de Montville pour rejoindre Saint Valery-en-Caux en traversant Saint Saëns, Fontaine-le-Bourg, Bacqueville et Luneray.

Mais rien n'est possible en France dès lors que les droits sont limités par les institutions financières qui arbitrent la valeur de la monnaie au-dessus des besoins de la nation. La Banque Centrale Européenne, le Fond Monétaire International, et l'Organisation Mondiale du Commerce tiennent des discours en faveur de la croissance mais encadrent le crédit et le budget vers une austérité inacceptable.

Aussi les Insoumis entre Caux et Bray se préparent à examiner les projets des lois Économiques et Sociales de notre pays selon ce filtre politique.

Après la campagne des législatives, pas d'interruption de la démocratie.

À la salle du Vivier de Saint Saëns, les Insoumis pratiquent la démocratie

À la salle du Vivier de Saint Saëns, les Insoumis pratiquent la démocratie

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Anne Lecoq-Cherblanc explique aux Insoumis la conception du rôle du parlementaire qui découle du programme de la France Insoumise avant le passage à la sixième République.

Ni représentant des citoyens, ni même « porte parole », le député organise la prise de parole et la mise au point des enquêtes, des analyses, des propositions, des résistances, avec les électeurs de la circonscription.

L'enquête citoyenne est un dispositif que les sciences politiques ont décrit et expérimenté, afin de résister à la privation du public de ses prérogatives. L'américain John Dewey l'a fait en 1923, par exemple.

Les sujets du travail démocratique croisent les questions propres au territoire – partager et protéger en particulier – avec les perspectives du programme l'Avenir en Commun : la règle verte, l'égalité des femmes et des hommes, la planification écologique.

Les personnes originaires de Saint Saëns et présentes dans cette salle du Vivier observent que personne ne bénéfice d'un quelconque droit particulier en fonction de son origine ou de son statut dans la société.

Artiste, commerçant, étudiant, chômeur, ingénieur, cadre, professeur, retraité ou ėlu : chaque voix est une voie singulière en direction des choix possibles et des décisions politiques qui conviennent.

Des jeunes gens se sont assemblés au dehors pour une réunion en dehors de notre propre réunion : conversations, jeux et aussi peut-être un peu trop de bière. Invités à nous rejoindre par Jean Jacques Appin, ils préfèrent se tenir à distance.

Pour cette fois, car à Saint Saëns, comme ailleurs, le travail démocratique se poursuivra. Anne Lecoq-Cherblanc y est engagée.

Réunion publique à Saint Saëns : travailler en démocratie, maintenant

Réunion publique à Saint Saëns : travailler en démocratie, maintenant

Les Insoumis travaillent ensemble depuis plus d'un an.

La réunion publique de Saint Saëns intervient dans cette continuité.

Donc on y fait le point : les nouveaux venus se mettent au travail, les informations sont produites, les gens s'organisent. Et qiuand ils repartent, ils savent ce qui est derrière eux, ils savent aussi ce qui est devant eux.

Dès lors, pour Saint Saëns, l'apprentisage du travail en démocratie prend place, se déploie vers plus de monde.

Car chaque personne a autant d'importance que toutes les autres : artistes, commerçants, étudiante, chômeur, retraités, professeurs, cadre technique, ingénieur et député.

Anne Lecoq-Cherblanc explique la conception du rôle de députée qu'elle exercera. Elle rappelle qu'elle adhère à la charte des députés de la France Insoumise et à la charte Anticor associée.

Finie la représentativité propre à la cinquième république et à la monarchie présidentielle : c'est le peuple qui demande la parole.

Dès lors les actions de campagne ont un seul but : développer, maintenant, avec les électeurs, le sens politique de l'Avenir en Commun. Les caravanes des Insoumis, la distribution des tracts sur les marchés et dans le voisinnage, le travail avec la presse sont autant d'événements qui expérimentent le choix.

Croisement du programme de la France Insoumise, des priorités du territoire – la santé, l'environnement, le partage des richesses -, de la parole des électeurs, et de l'attitude d'Anne Lecoq-Cherblanc, de son suppléant Norbert Tangy, et de la coordination des Insoumis entre Caux et Bray.

Dans la dixième circonscription de la Seine Maritime, le travail en démocratie est en place.

Dans la salle du Vivier à Saint Saëns, le 26 mai, personne n'en doute.

Convention des élections législatives, le 13 mai 2017 à Villejuif

Convention des élections législatives, le 13 mai 2017 à Villejuif

Les jours heureux : samedi 13 mai, réunion des candidats, suppléants et responsables de campagne dans leur convention des élections législatives.

Jean Luc Mélenchon, Charlotte Girard, Alexis Corbière et François Ruffin interviennent et présentent leur vision du scrutin des 11 et 18 juin.

Conclure les formalités d'investiture, passer quelques moments dehors pour les photos commémoratives, partager les expériences d'animation de campagne et revenir à la maison avec des batteries chargées à bloc.